Depuis le mois de juin 2009 en Iran nous avons dû chacun réfléchir, prendre notre décision et choisir une démarche individuelle. Nous sommes tous politisés, « socialisés ». On veut la démocratie ! On veut le sécularisme ! On veut la liberté d’expression, de circulation, de penser, d’exposer. On veut, on exige.
Il y a ceux qui croient encore à une théocratie réformable. Chimères. Il y a ceux qui ne croient pas à une théocratie mais qui prescrivent la méthode douce. Chimères. Et puis il y a ceux qui préconisent la lutte armée un peu comme la résistance pendant l’occupation de la France en 1939-1945. Chimères.
C’est sans compter avec la classe principale de la société, les pauvres et même très pauvres qui bien sûr sont les plus infectés par la religion. Ceux-là mêmes qui sont dépourvus de toute la technologie au service des plus nantis. Ils vivent dans des villages lointains, et dans des quartiers défavorisés de Téhéran. Ceux là même que vous pouvez acheter car ils ont faim. Et qui défendent le régime consciemment ou inconsciemment. Et pourtant c’est cette classe sociale qui est sacrifiée sur l’autel de la R.I d’Iran. Le mouvement protestataire en Iran doit mûrir. Il faut du temps pour que cette classe sociale sacrifiée se rallie au mouvement actuel.
Depuis 31 ans l’émotion fait violence au sein de deux générations : La génération de la guerre Iran/Irak et la génération Internet née pendant la Révolution.
J’accuse les intellectuels de 1979, les bien-pensants, les militants, les politiques, nos parents, nos grands-parents, les oncles, tantes et puis leur confédération d’opposants à la monarchie. J’accuse ceux qui ont écrit l’histoire de notre vie … J’accuse et je rage de colère…. Mais bordel vous les opposants exilés viviez hors d’Iran, vous baigniez dans la démocratie et le sécularisme et vous avez embrassé la main d’un vieux fou de religieux ? Mais où aviez-vous la tête bande de nases ? Nous Vous accusons. On veut des comptes ! On veut des comptes !
Et la voix de la sagesse doit nous faire signe. Ce qui est arrivé devait arriver. C’était une suite irrémédiable de l’Histoire de notre pays. Nous devions passer par là pour ne plus recommencer. C’est l’heure de la réconciliation.
Alors gardons la tête froide, préservons notre indépendance intellectuelle car il suffit d’un faux pas pour que d’autres générations nous accusent.
Pas d'accord, la classe ouvrière ne soutient pas le régime. Il y a un mouvement syndical clandestin, voir par exemple: http://www.iwsn.org/ http://www.workers-iran.org/ http://www.hamaahangi.com/english/index.html http://www.justiceforiranianworkers.org/